Le pot à lait, par Colette Fournier

Le pot à lait, par Colette Fournier

 

Unique ; et laid, irrésistiblement. Caché dans mon placard et seul objet qui me la rappelle. Je n’aime pas les objets précisément parce qu’ils vous enchaînent. A sa mort,  il fallait prendre, j’ai pris ; ça : un petit pot à lait en forme de vache normande, blanche et marron. Laid, je vous dis. Mais c’était elle. Maman. Et tous ces thés et cafés, tous ces gâteaux qu’elle aura servis. Pourquoi cet objet-là ? Je ne sais pas, mais ce ne pouvait pas être chose. Des fois, justement, les choses, c’est comme ça…

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2 réflexions sur “Le pot à lait, par Colette Fournier

  1. Etrange, notre rapport aux objets en héritage… confrontée au tri de la maison de mes parents, je me demande ce que je vais garder, et pourquoi. J’ai trouvé un objet de ce genre, dont je n’ai pas encore décidé du sort, mais que je ne me décide pas à jeter. Je me retrouve dans ce texte sur cet objet en effet assez laid !

  2. L’objet s’impose, en effet. Il est très fort de cette hésitation qui nous empêche de le jeter ou de le détruire. Il demeure dans les demeure, et les hante, peut-être. A moins que son entêtement à être vaille comme une sorte d’occasion en réserve. A l’image de mes tous premiers livres sans image, dont j’ai mis assez longtemps à concevoir l’intérêt et l’usage, J’ai eu bien des objets qui attendaient leur heure…

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