Les dominos, par Jean Dunil

Jean a travaillé à quatorze ans et sept mois, après son certificat d’études. Il voulait être dominotier.

Il fait des trous dans l’os de bovin ou dans la nacre. Il faut être vigilant. Et puis aussi dans l’ébène, qui est un bois noir venu d’Afrique. Les deux parties du domino sont collées avec de la colle-de-poisson-qui-pue.

On met les os dans l’eau sans produit chimique, pour enlever la graisse et la viande et la moelle. Ça ne doit pas bouillir. L’eau les attendrit. On les coupe chauds pour faire des plaquettes. Les os, on les récupérait chez un marchand de cochons d’Aubervilliers : le tripier donnait de la viande de bœuf aux cochons. Après, Jean jouait avec les rats.

Il y avait d’autres métiers. Comme le tabletier. La tabletterie est le travail de matières naturelles pour faire de petits objets comme les coupe-papiers etc…

Dans une boite, il y a vingt-huit dominos. Ils servent à jouer. Au musée de la nacre, on fabrique des dominos comme ceux de Jean. Et actuellement, nous y jouons encore, mais avec des dominos récents, en plastique, en carton, en mousse… Dessus, il y a des points, ou alors des symboles, des triangles, des étoiles…  ou des animaux.

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2 réflexions sur “Les dominos, par Jean Dunil

  1. Jean a présenté son travail de dominotier aux enfants de l’école d’Anserville, accueillis à la bibliothèque de Fosseuse dans le cadre de ma résidence d’auteure à la Médiathèque de l’Oise à l’automne 2015. Ce fut un très bel échange et les enfants ont ensuite pris en charge ce récit.

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