Le signe de la paix, par Jacques-François Piquet

Un fond de casserole ferait l’affaire. J’avais trouvé l’ustensile dans la batterie de cuisine de ma mère, ignorant bien sûr que c’était LA casserole, la seule qui lui permît de réussir parfaitement ses sauces et notamment celle au beurre blanc pour accompagner les sandres pêchés dans la Loire toute proche. Bref, l’ustensile avait fini dans l’atelier du père, sur l’établi où j’en avais d’abord découpé le fond, puis dessiné sur celui-ci le fameux signe dont je rêvais, que j’avais ensuite découpé au ciseau à bois et avec peine, pas facile mais en tapant dur, puis ébarbé à la lime et fignolé au papier émeri. Cela fait, une fois un petit trou percé au poinçon pour y passer un cordon ou une chaînette, nul doute que dans la bande de copains, j’étais celui qui arborait sur son tee-shirt le plus grand sinon le plus beau signe de la paix. Même ma mère en aurait convenu si elle l’avait jamais vu.

Jacques-François Piquet

jfpiquet.com

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