L’un seul, par Dominique Sampiero

La croix est la rencontre du haut et du bas, le chemin minuscule entre dehors et dedans, une fenêtre d’écorce et de vide posée contre le ciel. Y clouer un homme qui marchait sur l’eau nous a puni d’être poète à une époque où le miracle de l’apparition était plus fort que celui de l’arrogance et de l’argent.

La croix ouvre les portes du silence à l’endroit de la blessure.

Elle recoud le visible à l’invisible et ce qui saigne est notre éveil.

La croix se souvient de la peur ancestrale de la mort et dresse un arbre ou une pierre contre le ciel comme un pense bête infini.

Elle trouve la présence et donne des points cardinaux au vide.

Elle précise que tous les horizons se touchent et que les hommes d’en haut les hommes d’en bas, les hommes du dessus et du dessous se ressemblent comme des frères s’ils en gardent l’espoir et la volonté. Le compas et l’équerre ont fleuri dans la croix, levier d’une origine où danse l’univers.

Dominique Sampiero

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