Le pot à lait, par JP

Je l’ai récupéré chez ma grand-mère quand elle a mis sa maison en vente. Je revois mon grand-père traire la vache. Une partie du lait allait chez ma tante, et le reste dans des gros bidons. Une personne venait ramasser le lait pour faire du beurre, ou autre chose… Je me revois avec mon petit bidon, porter le lait chez ma tante… on faisait bouillir le lait. Je prenais la crème du dessus pour la manger.

J’ai bu beaucoup de lait tiède, quand j’étais petite, après j’ai fait une intolérance par la suite. Mon grand-père a eu une vache jusqu’à mes dix ans. Je passais toutes mes vacances d’été chez eux, près de Pau..

A présent il est exposé dans ma cuisine.

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Mme JP (ses initiales de jeune fille et de femme mariée) a présenté ce pot à lait à des enfants de la bibliothèque de Montagny dans l’Oise, qui en ont ensuite fait le récit:  Alexis, Louna, Erwan, Ayden, Louise, Evan, Aymeric, Emma

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7 réflexions sur “Le pot à lait, par JP

  1. Enfant, j’accompagnais Yolande, notre voisine, au centre du village. Elle se rendait à la ferme, à la tombée de la nuit – oui, il y avait encore des fermes là où se trouvent désormais épicerie, maisons d’habitation – et ces odeurs puissantes me paraissaient très exotiques. La fermière était rude. Mes parents achetaient déjà des briques de lait. Non, des bouteilles, en plastique, avec un opercule que je revois, dans les bleus. Le dessin d’une vache sur la bouteille parfaitement blanche confirmait qu’il ne s’agissait pas de limonade ! Des bidons comme celui déposé au musée, nous en avions au moins un, au chalet, peut-être même deux, tout cabossés : ils avaient vécu, et servaient à aller ramasser les mûres et les myrtilles dans la généreuse forêt du Nonnenbourg où se nichait notre maison de vacances. Un régal ! Que de souvenirs, pas même partagés avec la célèbre Perrette dont la fable résonne soudain à mes oreilles…

  2. Voilà qui me rappelle aussi le goût âpre du lait chaud venant d’être tiré. J’allais aussi à la ferme le soir pour chercher du lait mais dans ma région on appelait cela une « Berthe ». Et je revenais avec des petits fromages blanc en faisselles métalliques crémeux à souhait et un gros pot de crème. Mais aucun loup sur mon chemin !

  3. Objet évidemment représentatif et emblématique du métier de mon grand-père fermier dans les Ardennes. Je me rappelle aussi le joug, ce bâton qu’on mettait sur les épaules pour y suspendre deux seaux, et qui peut porter des noms multiples : le mot « joug » est propre au sud de notre province de Luxembourg : ce porte-seaux ne servait déjà plus à l’époque à personne. Oui, tout un passé remonte à la surface.

  4. J’ai grandi à la campagne et chez nous aussi, nous appelons ça une « berthe » :-). Je regarde votre photo et je retrouve le goût du bon lait tiède, juste après la traite… Je suis heureuse de ne jamais avoir fait d’intolérance comme vous!
    Merci pour le souvenir.

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